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LE MARDI 27 MAI 2003
RÉDUCTION DU TABAGISME ET FINANCEMENT DU SYSTÈME DE SANTÉ : Montréal, le 27 mai 2003 – Les groupes de santé qui luttent contre le tabac demandent au nouveau ministre des Finances du gouvernement du Québec d’augmenter les taxes sur les cigarettes de 10 $ la cartouche afin de soutenir plus efficacement les efforts menés dans toutes les régions du Québec pour faire diminuer le taux de tabagisme, particulièrement chez les jeunes. « Chaque augmentation du prix du tabac permet de diminuer le nombre de fumeurs, réduit les coûts liés au traitement des maladies causées par le tabac, et génère des revenus supplémentaires pour financer le système de santé », a indiqué monsieur Louis Gauvin, porte-parole de la Coalition. Selon la Fondation pour la lutte contre le tabac (Ottawa), une hausse de 10 $ la cartouche inciterait environ 3,5% des fumeurs adultes à cesser de fumer1, soit plus de 55 000 fumeurs au Québec2. Puisqu'un fumeur régulier sur deux meurt d'une maladie attribuable au tabac, la hausse de taxe demandée pourrait donc éviter plus de 25 000 décès prématurés. Par ailleurs, une étude du Groupe d'Analyse Économique portant sur l'impact d'un programme anti-tabagique sur le coût des soins de santé au Québec, publiée en mai 2002, démontre qu'une telle diminution (3.5% du nombre de fumeurs ou 1% du taux de tabagisme3) prodruirait un bénéfice net pour le gouvernement de l'ordre de 558 à 886 millions $ après 10 ans (économies liées à une diminution de 1% du taux de tabagisme)4. Au-delà des milliers de vies sauvées et de la diminution significative des coûts du système de santé, cette hausse de 10 $ la cartouche génèrerait des revenus supplémentaires annuels d'environ 420 millions de dollars au gouvernement du Québec5. Les groupes de santé du Québec demandent aussi au gouvernement de porter à 75 millions de dollars annuellement le budget du Plan québécois de lutte au tabagisme à partir d'un pourcentage (moins de 10%) des nouveaux revenus générés par l'augmentation des taxes. Ce plan est doté actuellement d'une eveloppe budgétaire de 45 millions de dollars. Selon les barèmes du Centre de contrôle et de prévention de la maladie des États-Unis (Centers For Disease Control and Prevention, CDC), un programme de prévention du tabagisme efficace6 pour une po;ulation de la taille du Québec7 devrait se chiffrer entre 64 et 178 millions $ CAN8. « Le nouveau ministre de la Santé, monsieur Philippe Couillard, a déjà indiqué à plusieurs reprises que la prévention était la meilleure façon de réduire les coûts de la santé. L’injection de 30 millions de dollars de plus au Plan québécois de la lutte au tabagisme est sans aucun doute l’une des meilleures façons d’atteindre cet objectif », a ajouté monsieur Mario Bujold, directeur général du Conseil québécois pour le tabac et la santé. Il rappelle que le tabac demeure la plus importante cause de maladies et de décès évitables dans notre société, tuant 12 000 Québécois et Québécoises chaque année.
PAS DE RISQUE DE CONTREBANDE: Selon François Damphousse, directeur du Bureau du Québec de l’Association pour les droits des non-fumeurs, il n’y a pas de risque réel de voir la contrebande de cigarettes augmenter. «Les prix du tabac au Québec et en Ontario sont les plus bas au pays. En tenant compte d’une éventuelle augmentation de 10 $, le prix de la cartouche au Québec serait porté à 66,12 $ et serait encore inférieur aux prix en vigueur dans toutes les provinces à l’exception de l’Ontario. En ce qui concerne la contrebande par le biais de l’exportation vers les États-Unis, le risque demeure minime puisque le gouvernement fédéral et celui des provinces ont adopté un système de taxes à l’exportation qui élimine à toute fin utile le marché noir».
UNE TAXE
ACCEPTABLE POUR LA POPULATION « L’augmentation de la taxe sur les cigarettes pourrait largement contribuer à solutionner les problèmes budgétaires dont ont fait état les différents ministres du nouveau gouvernement Charest. L’occasion est bonne, cette proposition contribuera à sauver des vies, à augmenter le soutien à la lutte au tabac et à équilibrer le budget de la province », a conclu monsieur Louis Brisson, directeur général de l’Association pulmonaire du Québec. -30-
Information : -
Louis Gauvin, coordonnateur, Coalition québécoise pour le contrôle du
tabac, (514) 598-5533 ; François Damphousse, directeur du bureau du
Québec, Association pour les droits des non-fumeurs, (514) 843‑3250 ;
Mario Bujold, directeur général, Conseil québécois sur le tabac et la
santé, (514) 948-5317 # 22; (514) 830-8343 (cellulaire) ; Suzanne
Lemire, porte-parole, Société canadienne du cancer - division du Québec,
(514) 255-5151 ; Louis P. Brisson, directeur général, Association
pulmonaire du Québec, (514) 287‑7400 #229 1
Basée sur
une élasticité de la consommation de –0,4, ce qui est une mesure d'élasticité
assez conservatrice (c.-à-d. une baisse de 4% de la consommation pour une
augmentation du prix de 10%).
Selon le National Bureau of Economic Research (« Estimating price
elasticity when there is smuggling : The Sensitivity of smoking to price
in Canada, mai 2002), l'élasticité se situerait plutôt entre –0,45 et
–0,47.
Une augmentation de 10$ la cartouche au Québec équivaut à une augmentation
de 17,41 % du prix, en comptant la TPS. Groupe
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